| Formation des guides |
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| Écrit par Annabelle Cottaz |
| Dimanche, 12 Avril 2009 18:02 |
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La nouvelle formation des Guides de Haute Montagne L’ENSA (Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme), située au cœur du massif du Mont Blanc à Chamonix, participe depuis plus de cinquante ans à la formation des professionnels de la montagne. Alors que la structure a déjà fait l’objet d’une réorganisation interne, la formation des guides va être modifiée à partir de 2010. Ce qui changera Fruit d’une réflexion engagée après les nombreux accidents qui ont eu lieu dans les années 2000, et en collaboration avec le syndicat des guides, le brevet d’Etat doit changer l’an prochain. Si la liste de courses imposée sera moins exigeante, l’examen probatoire (la sélection d’entrée) comptera une semaine de plus, et cela peut-être dès cette année. On y observera le comportement du candidat en montagne, tandis que la première semaine évaluera plutôt son aisance technique. Mais l’essentiel de la « réforme » réside dans l’alternance et le tutorat pendant les quatre années de formation. Selon Jean-Paul Vion, responsable du pôle alpinisme à l’ENSA, « ce principe permettra de confronter le stagiaire à la vie professionnelle ». Ainsi, avant de pouvoir voler de ses propres ailes en tant qu’aspirant-guide, le stagiaire apprendra sur le terrain comment gérer un conflit avec le client, comment vendre un produit et en percevoir la recette, etc. Désormais, il y aura donc une montée en puissance des connaissances, une progression plus douce dans la formation. Administrativement, l’ENSA devra passer des conventions avec des guides tuteurs qui deviendront auxiliaire du service public. Pour Jean-Paul Vion, il était temps de s’y mettre. « Le tutorat est beaucoup utilisé à l’étranger et il y fonctionne très bien. Nous avions essayé de le mettre en place il y a quatre ou cinq ans et cela n’avait pas fonctionné car il n’était valable que pour certains candidats. Maintenant, il sera obligatoire pour tous ». Ce qui ne changera pas L’ENSA restera un « établissement d’Etat ». C’est d’ailleurs ce qui en fait son caractère unique au monde. En effet, dans d’autres pays comme la Suisse, on parle plutôt de « coordination ». Ainsi, le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, continuera à verser des subventions, et les salaires des personnels seront toujours pris en charge par l'État. Ce dernier demeurera également propriétaire des bâtiments. D’autre part, la formation restera physique, technique et morale. On attendra ainsi du candidat qu’il ait une expérience du milieu de la haute montagne, et qu’il soit à l’aise dans l’ensemble des disciplines telles que l’alpinisme (neige, glace, rocher, terrain mixte), le ski hors pistes, la cascade de glace, et le canyoning. Au-delà de ces pré-requis, Alexis Mallon, coordinateur du pôle alpinisme, précise que « le futur guide devra surtout savoir préparer son excursion (itinéraire et matériel par exemple), être apte à conduire un groupe en toute sécurité, gérer les risques, donner des consignes pertinentes, etc.». Enfin des cours de déontologie continueront à être donnés. Et cela afin de fournir aux futurs professionnels les règles et les valeurs inhérentes au métier qu’ils exerceront. Christophe Dumarest, en fin de formation, s’est forgé une idée bien précise sur le travail du guide : « Nous sommes des passeurs entre deux mondes, celui du « haut » et du celui du « bas ». Nous essayons d’emmener nos clients dans un univers parallèle et magique, et de leur transmettre notre savoir ». Ainsi, malgré quelques changements d’ordre « technique », on peut compter sur le fait que la formation des guides sera toujours investie par des passionnés et des amoureux de la montagne !
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| Mise à jour le Dimanche, 12 Avril 2009 22:18 |




